Au sens défini par Alfred Watkins dans les années 1920, les leylines sont des alignements de sites anciens observables dans le paysage. Selon Watkins, des points remarquables du relief, tels que des mégalithes, tumulus, églises ou forteresses, sont disposés le long de lignes droites afin de servir de repères visuels. Ces alignements auraient facilité la navigation, le commerce et l’organisation du territoire depuis le Néolithique. Le concept initial repose sur la stricte observation géographique et cartographique, sans égard aux forces énergétiques ou telluriques alléguées dans des interprétations plus récentes.
Par leur recours aux lignes droites, aux points de repère et aux relations spatiales à grande échelle, les leylines s’inscrivent dans le champ de l’archéocartographie, qui étudie la structuration ancienne des territoires. Elles rejoignent également l’archéoastronomie lorsque certains alignements semblent intégrer des orientations solaires ou stellaires, suggérant une articulation entre paysage, déplacement humain et cycles célestes.
Nous utiliserons les termes alignement ou symplanicité, selon le cas, lorsque le lien avec une structuration ancienne des territoires est difficile à établir. Enfin, le terme alignement est le plus approprié lorsqu’une enfilade de sites disparates, sans continuité historique ou symbolique, résulte du pur hasard mathématique.