La cartographie profonde est une manière d’explorer les territoires au-delà de leur simple représentation sur une carte. Elle prend en compte l’histoire des lieux, les récits, la mémoire collective, les symboles et l’expérience humaine pour comprendre comment un espace est vécu et interprété au fil du temps. En croisant géographie, culture et perception, la cartographie profonde révèle des connexions invisibles entre les lieux et met en lumière le sens caché des paysages.

Les cartographies participative, radicale et narrative approfondissent la cartographie profonde en y apportant trois angles complémentaires. La cartographie participative associe les habitants et usagers d’un territoire à la création de ses représentations, afin de recueillir leurs savoirs et expériences vécues. La cartographie radicale remet en question les cartes officielles montrant des réalités souvent cachées : les quartiers oubliés, les conflits, les réalités vécues par les personnes marginalisées. La cartographie narrative, quant à elle, transforme la carte en un support de récit, où les données et les imaginaires s’entremêlent pour raconter les histoires d’un lieu.

La symplanicité rejoint le concept de cartographie profonde en mettant spécifiquement l’accent sur le sens commun qui émerge des relations spatiales. Elle observe comment des alignements, des formes ou des configurations géographiques font apparaître des correspondances symboliques.

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Un exercice consistant à retrouver des lieux illustrés plus de trente ans auparavant à l’aide de Google Street View.