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Emplacement de la résidence de Jeffrey Epstein au 22, avenue Foch à Paris.
Emplacement de la résidence de Jeffrey Epstein au 22, avenue Foch à Paris.
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L'alignement longe l’Immeuble des Bons-Enfants et la rue du même nom.
L'alignement longe l’Immeuble des Bons-Enfants et la rue du même nom.
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Emplacement de la résidence de Jack Lang au 17, place des Vosges.
Emplacement de la résidence de Jack Lang au 17, place des Vosges.
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Plaque odonymique de la rue des Bons-Enfants, à Paris.
Plaque odonymique de la rue des Bons-Enfants, à Paris.
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L'Immeuble des Bons-Enfants, siège du ministère de la Culture dirigé par Jack Lang de 1981 à 1993.
L'Immeuble des Bons-Enfants, siège du ministère de la Culture dirigé par Jack Lang de 1981 à 1993.
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Fresque murale Chuuuttt !!! de Jef Aérosol. Source : HipParis.com.
Fresque murale Chuuuttt !!! de Jef Aérosol. Source : HipParis.com.
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La place des Vosges, à Paris.
La place des Vosges, à Paris.
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Jeffrey Epstein et Jack Lang posant ensemble devant le musée du Louvre à Paris. Capture d’écran tirée des documents publiés sur l’affaire Epstein. Source : AFP.
Jeffrey Epstein et Jack Lang posant ensemble devant le musée du Louvre à Paris. Capture d’écran tirée des documents publiés sur l’affaire Epstein. Source : AFP.

Voici une autre série de coïncidences remarquables de la géographie parisienne. Michel Bogé l’a découverte dès 2023 en reliant la résidence de Jeffrey Epstein, espion israélien présumé et tête d’affiche d’un réseau de pédophilie mondial, à celle de Jack Lang, ex-ministre français de la Culture faisant lui-même l’objet de rumeurs de pédophilie depuis les années 1980. Cet axe longe l’immeuble des Bons-Enfants logeant le ministère de la Culture, avant de traverser une fresque murale au sens équivoque.

D’un salon feutré à l’autre

Le somptueux appartement parisien de Jeffrey Epstein, acquis en 2001 et demeurant sa propriété jusqu’à son décès allégué en 2019, est situé au 22 avenue Foch. Le tout aussi somptueux appartement de Jack Lang est situé au 17 place des Vosges. Incidemment, le financier Dominique Strauss-Kahn a été voisin de Lang au numéro 13. Strauss-Kahn a été accusé d’agression sexuelle à New York en 2011, puis condamné au civil en 2016 dans une affaire de proxénétisme aggravé.

Déviances sexuelles et loi du silence

Les documents du dossier Epstein divulgués le 30 janvier 2026 révèlent que Jack Lang était directement impliqué auprès d’Epstein dans un projet baptisé « Petit Prince », dans lequel il était explicitement question de tester les enfants à de nouvelles sexualités.

Or, l’axe Epstein-Lang passe devant l’administration centrale du ministère de la Culture, dont Lang a été titulaire presque sans interruption de 1981 à 1993. Ces bureaux logent dans l’Immeuble des Bons-Enfants, situé sur la rue Saint-Honoré à l’angle de la rue des Bons-Enfants. Un toponyme qui donne froid dans le dos, sachant ce qu’il est advenu des victimes du réseau Epstein.

L’axe traverse également la fresque murale Chuuuttt !!! située près du Centre Pompidou. Il s’agit d’un autoportrait en pochoir géant de l’artiste de rue Jef Aérosol, dont les traits et le regard rappellent ceux du peintre surréaliste Salvador Dali. Censée représenter le besoin de quiétude des résidents de ce quartier touristique, cette murale rappelle aussi la loi du silence régnant au sein de l’élite pédophile.

L’entre-soi de la « classe Epstein »

Apparu à l’automne 2025 aux États-Unis, le terme « classe Epstein » désigne une élite mondialiste composée de milliardaires, de financiers, de figures de la tech et de politiques vivant dans un univers déconnecté de la masse et voyageant à bord de yachts, de limousines et de jets privés.

La classe Epstein ne fait pas uniquement référence à Jeffrey Epstein, mais dépeint un système plus large où extrême richesse, influence politique et protection mutuelle se combinent pour échapper à toute forme de justice.

À ce titre, l’axe parisien Epstein-Lang traverse le centre d’un carrefour nommé en l’honneur de Marcel Dassault (Bloch), député et entrepreneur d’origine juive comme les deux comparses faisant l’objet de cet article. Première fortune de France en 1985, Dassault était aussi le chef de file de l’industrie aéronautique et militaire du pays. Un recoupement de pouvoir politique et d’intérêts économiques à ne pas négliger en 2026, alors qu’Israël anéantit la Palestine et le Liban avec des armes françaises. Fait à noter, Jack Lang était président de l’Institut du monde arabe jusqu’en février de cette même année, illustrant ainsi la vassalisation absolue de cet ensemble géopolitique, culturel et patrimonial.

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Jeffrey Epstein et Jack Lang posant ensemble devant le musée du Louvre à Paris. Capture d’écran tirée des documents publiés sur l’affaire Epstein. Source : AFP.
Cette capture d’écran, tirée des ndocuments publiés sur l’affaire Epstein, montre Jeffrey Epstein et Jack Lang posant ensemble devant le musée du Louvre à Paris. Source : AFP.

La Troisième Culture à l’assaut de la culture nationale française

Dans l’un de ses plus récents textes, Michel Bogé souligne l’homonymie entre le ministère de la Culture dont Jack Lang était titulaire, et le concept de Troisième Culture incarné par Jeffrey Epstein.

Le concept de Troisième Culture, né sous la plume de l’agent littéraire John Brockman dans les années 1990, prolonge la réflexion du chimiste britannique Charles Percy Snow, qui, dès 1959, déplorait le divorce entre intellectuels littéraires et scientifiques.

Pour Brockman, la solution est radicale : ce n’est plus aux philosophes ou sociologues de commenter la science, mais aux scientifiques eux-mêmes de prendre la parole dans le débat public. En vulgarisant des domaines aussi complexes que la génétique ou l’intelligence artificielle, ces derniers deviennent les nouveaux maîtres à penser, les figures de proue d’un transhumanisme qui entend redessiner les contours de l’humanité.

Cette ambition s’incarne initialement dans Edge.org, un magazine en ligne fondé en 1996, dont Jeffrey Epstein est le principal bienfaiteur de 2001 à 2015. En échange de ce soutien financier, Brockman lui ouvre les portes de son réseau d’élite, lui donnant accès à des dîners et séminaires privés où se croisent des milliardaires, des sommités scientifiques et des entrepreneurs de la Silicon Valley.

Un réseau plus vaste?

Au fil des années, Epstein a investi dans quantité de fonds d’investissement et programmes de recherche en technologies de l’information, de surveillance et de cryptomonnaies (dont Coinbase, la Fondation Bitcoin, le MIT Media Lab, et Valar Ventures de Peter Thiel).

Jack Lang est plutôt associé aux grands travaux de l’ère Mitterrand et à la « gauche caviar » multiculturaliste, ce qui explique son parachute doré à l’Institut du monde arabe. Il est tombé en disgrâce début février 2026, lorsque la presse a révélé que son nom est cité 673 fois, en lien avec Epstein, dans les documents déclassifiés par la justice américaine.

La relation malsaine entre Jeffrey Epstein et Jack Lang illustre en quelque sorte le déclin de la culture française et occidentale au profit d’une culture supranationale, élitiste, technocratique, et libérée de toute entrave morale ou religieuse. C’est le propos du livre de Xavier Raufer intitulé Jeffrey Epstein : L’âme damnée de la IIIe culture (Éditions du Cerf, 2023).

On ne saura jamais si la rencontre entre Epstein et Lang est survenue par accointance ethnique et par goût pour la chair fraîche, selon le principe de « qui se ressemble, s’assemble », ou si celle-ci était programmée de longue date et constitue la partie visible d’un réseau occulte beaucoup plus étendu. La symplanicité, avec cette rue des Bons-Enfants dont l’origine remonte à la fondation du collège du même nom en 1208, laisse entrevoir la perpétuation de comportements abusifs et dépravés depuis des siècles.

La poussière des Epstein Files a vite été balayée sous le tapis, mais les problèmes de la France demeurent bien réels. Sa culture nationale est devenue un simulacre dans une Union européenne votant des lois de plus en plus liberticides. N’est-il pas ironique que la surveillance en continu des services de messagerie (chat control) soit mise de l’avant pour « détecter des contenus pédopornographiques », alors que les politiciens qui favorisent cette atteinte à la vie privée trempent eux-mêmes dans toutes sortes d’histoires scabreuses? En fin de compte, la quête de justice pour les victimes du réseau Epstein doit aller de pair avec une vigilance de tous les instants face à la Troisième Culture qui est en train d’asservir les peuples.